Paris

Candidature spontanée à Paris : à quelles entreprises écrire

À Paris, le problème n'est jamais de trouver des entreprises : c'est de savoir lesquelles contacter, dans quel ordre, et de tenir la cadence. Voici le vivier réel, métier par métier, et ce que ces chiffres veulent dire.

La réponse courte

9 068 entreprises parisiennes sont joignables par mail sur les 9 métiers que nous couvrons. Aucune n'a forcément un poste ouvert aujourd'hui : c'est la définition d'une candidature spontanée.

Ce n'est pas un nombre d'offres d'emploi, et la distinction est le coeur du sujet. Une offre publiée met en concurrence tous ceux qui l'ont vue. Une entreprise joignable qui n'a rien publié te met souvent seul en face de la personne qui décide, au prix d'une chance plus faible par envoi.

Le vivier parisien, métier par métier

Chaque ligne mène à la liste du métier concerné à Paris. Les comptes viennent de notre base d'entreprises, pas d'une estimation, et ne retiennent que celles dont une adresse de contact a été résolue.

Un métier absent de cette liste n'est pas un métier sans employeur à Paris : c'est un métier pour lequel nous n'avons pas encore assez d'entreprises avec une adresse vérifiée pour que la page vaille la peine d'être publiée.

Ce que ces chiffres disent, et ce qu'ils ne disent pas

L'écart entre les métiers est plus instructif que le total. Sur nos données, les employeurs de comptables à Paris sont environ 2,6 fois plus nombreux que ceux de serveurs. Ce n'est pas une information sur le nombre de postes, mais sur le nombre d'employeurs, et l'explication n'a rien de parisien : une comptable peut être embauchée par une entreprise de n'importe quel secteur, un serveur presque uniquement par un établissement de restauration. Le premier métier a donc mécaniquement plus de portes, partout.

Ce qui distingue vraiment Paris n'est donc pas la forme du marché, c'est son volume : c'est la ville où le nombre d'entreprises joignables est le plus élevé, sur chacun des métiers que nous couvrons.

Conséquence pratique : sur un métier de bureau, tu peux te permettre d'écrire beaucoup et de trier ensuite. Sur un métier de salle, la liste est plus courte, donc chaque mail compte davantage et la relance n'est plus optionnelle.

À qui écrire, et à qui ne pas écrire

Paris a une particularité qui coûte cher aux candidats : beaucoup d'adresses parisiennes sont des sièges, et un siège traite les candidatures avec un outil de suivi. Ta candidature spontanée y est triée sur des mots-clés avant tout regard humain, exactement le mécanisme que nous décrivons dans le manifeste.

Trois règles suffisent à éviter le gros du gaspillage :

  • Viser les structures de moins de vingt salariés. Ta candidature y arrive chez la personne qui décide, et une réponse ne dépend que d'elle.
  • Écrire à l'établissement, pas au groupe. Pour une enseigne à plusieurs adresses, le magasin ou le restaurant recrute souvent lui-même son équipe, alors que le siège ne recrute que ses propres fonctions.
  • Ne pas écrire deux fois au même groupe par deux adresses différentes : cela se voit, et l'une des deux candidatures dévalue l'autre.

Le rayon : un temps de trajet, pas une distance

Dans Paris, quatre kilomètres peuvent valoir quinze minutes ou cinquante selon les lignes. Pour un poste en horaires décalés, coupure du midi, ouverture tôt ou service du soir, c'est ce temps qui décide de la tenue du poste dans la durée, et un recruteur le sait mieux que personne : il a déjà vu partir quelqu'un pour cette raison.

D'où un argument concret, et rarement écrit : dire comment tu viens et en combien de temps. Une phrase suffit, et elle répond à une objection que le recruteur a en tête sans la formuler.

Ce qu'il reste à faire, dans l'ordre

C'est la partie répétitive que Haiken prend en charge : les entreprises de ton métier autour de toi avec leur adresse, l'envoi depuis ta propre boîte pour que la réponse te revienne, et la liste datée de ce qui est parti pour que les relances se fassent. Le texte reste le tien, et la relance reste ton geste. Le cadre d'ensemble est sur le guide candidature spontanée.

Questions fréquentes

Comment envoyer une candidature spontanée à Paris ?

Comme ailleurs, mais le nombre change la méthode : à Paris, les entreprises d'un même métier se comptent par milliers, donc le facteur limitant n'est pas de trouver à qui écrire, c'est le nombre de mails que tu es capable d'envoyer et de relancer. Un mail par entreprise, adressé, depuis ta propre boîte, et un suivi de ce qui est parti.

Faut-il viser les grandes entreprises parisiennes ?

Plutôt l'inverse. Une candidature spontanée envoyée au siège d'un grand groupe finit dans un outil de suivi des candidatures, trié sur des mots-clés, sans qu'aucune personne ne la lise. Dans une structure de moins de vingt salariés, elle arrive chez celui qui décide. C'est le même mail, et ce ne sont pas les mêmes chances.

Quel rayon retenir dans Paris ?

Le temps de trajet, pas la distance. Deux adresses séparées de quatre kilomètres peuvent être à quinze minutes ou à cinquante selon les lignes. Pour un poste en horaires décalés, coupure du midi ou service du soir, c'est le critère qui décide de la tenue du poste, et un recruteur le sait : mentionner comment tu viens, et en combien de temps, est un argument concret.

Ces chiffres sont-ils des offres d'emploi ?

Non, et c'est la différence avec un site d'annonces. Ce sont des entreprises du métier concerné, situées à Paris, dont nous avons une adresse de contact qui fonctionne. Aucune n'a forcément un poste ouvert aujourd'hui : c'est exactement la définition d'une candidature spontanée, et c'est pour cela qu'elle se joue au nombre d'entreprises contactées.

Combien de candidatures envoyer à Paris ?

Plus que dans une ville moyenne, parce que le vivier le permet et que la concurrence sur les postes publiés y est forte. L'erreur courante est d'en soigner cinq puis de s'arrêter. Le volume compte, à condition que chaque mail reste adressé à une entreprise précise et relancé une fois, dix à quinze jours après.

(c'est gratuit, sans carte bancaire)